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La Banque Postale : après des résultats 2018 en demi-teinte (-5% vs 2017), une augmentation de capital devient nécessaire

mercredi 27 février 2019, par FranceTransactions.com

Les résultats 2018 des grands groupes bancaires ont subi les foudres baissières des marchés financiers sur le second semestre. La faiblesse des taux ne permet pas de compenser ces pertes par une marge suffisante sur les crédits octroyés. La Banque Postale n’échappe à la règle.

Un mariage avec CNP Assurances, pour le meilleur et pour le pire ?

En 2018, la Banque Postale continue son développement. La croissance de ses revenus d’assurance est forte (+17.60%). Les encours gérés grimpent de 5.20%. Mais ces belles performances ne représentent que 8% des revenus de la banque. En pleine poussée sur le marché des crédits auprès des entreprises, la Banque Postale monopolise beaucoup de fonds propres. Ce marché est pour la banque en forte hausse : + 27.80%.
Alors que le rapprochement avec CNP Assurances approche, La Banque Postale devra donc augmenter son capital, au plus tard en 2020, l’assureur ayant de son côté ses propres contraintes.

Augmentation de capital en vue dès 2019

Ainsi le groupe « a l’intention de procéder au premier semestre 2019 à une augmentation de capital en convertissant les 800 millions d’euros d’ATI (Additional Tier 1) en fonds propres durs », indique la banque dans son communiqué.

Réduction des coûts

Alors que la Société Générale et BNP Paribas ont déjà annoncé des probables réductions de postes, La Banque Postale n’évoque pour le moment que des programmes d’économies. « On ne doit plus seulement maîtriser nos charges, mais on doit les faire baisser  », a averti Rémy Weber. « Bassin d’emplois par bassin d’emplois, nous allons regarder comment remplacer le moins possible nos effectifs qui partent en retraite », explique encore le patron, qui indique viser « plusieurs centaines de millions d’euros » de baisse de charges. A fin 2017, 29.000 salariés de La Poste travaillaient exclusivement pour ses métiers bancaires, dont environ 11.000 dans les centres financiers qui sont principalement touchés par l’automatisation.