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Nouvelle formule officielle de calcul du taux du livret A applicable à partir du 1er février 2020

jeudi 28 juin 2018, par Denis Lapalus

La Banque de France s’est fait l’écho dans son 10e édition de son Observatoire de l’épargne réglementée de la nouvelle formule de calcul du taux du [a[livret A]a].

Nouvelle formule applicable à partir du 1e février 2020

À compter du 1er février 2020, le taux du livret A sera fixé comme la moyenne semestrielle du taux d’[a[inflation]a] et des taux interbancaires à court terme ([a[EONIA]a]). Le taux calculé sera arrondi au dixième de point de base près (et non plus au quart de point, soit 0.25%).

Le taux minimal du livret est fixé arbitrairement à 0.50%. Quel que soit le résultat de la formule de calcul. Évidemment, l’application de la formule avec les données actuelles donne un taux futur du livret à 0.50%.

A noter : la nouvelle formule de calcul du taux du livret A ne permet plus de s’assureur de la préservation de l’épargne de l’inflation.

Taux bloqué à 0.75% jusqu’au 1er février 2020

Par arrêté en date du 27 novembre 2017, le taux du livret A est stabilisé à 0,75% jusqu’au 1er février 2020.

Impacts du taux du livret A sur l’épargne réglementée

Le gouvernement a maintenu le mécanisme d’indexation du taux du livret d’épargne populaire (+ 50 points de base par rapport au taux du livret A) et réaffirmé son caractère protecteur vis-à-vis du pouvoir d’achat. Le [a[LEP]a] est ouvert à toutes les personnes dont le domicile fiscal est en France et dont le revenu fiscal n’excède pas un certain plafond (par exemple, pour un ménage de métropole de trois parts fiscales, 40 258 euros pour l’année fiscale de référence 2016).

Évolution du mode de calcul du taux du livret A

Le Gouvernement a décidé d’adopter une nouvelle formule de calcul du taux du livret A qui redonne de la compétitivité au mode de financement historique du secteur du logement social et soutienne ainsi de manière pérenne ses capacités d’investissement dans un contexte de baisse des ressources locatives et de hausse partielle de la [a[TVA]a].

Le secteur du logement social est en effet financé de manière prédominante par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignations, dont la ressource est indexée sur le taux du livret A et garantie par l’État. Cette ressource s’est toutefois avérée, au cours des dernières années, déconnectée des taux de marché, ce qui pèse sur le coût de financement du secteur, l’investissement des bailleurs sociaux et sur l’équilibre financier du fonds d’épargne.

Le coût du financement des banques sera, de ce fait, également réduit et davantage fonction des taux monétaires, ce qui renforcera l’efficacité de la politique monétaire.